Une artiste franco-russe au pays des contes de fées

Portrait d’une artiste peintre franco-russe, Liudmila Ménager.

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Festival des Impressionnistes - Normandie 2017. Crédit photo: Liudmila Ménager

Autodidacte, l’artiste-peinte, illustratrice et auteure franco-russe Liudmila Ménager dessine et peint depuis sa tendre enfance.
Polyglotte et crack en matières scientifiques, elle était supposée se diriger vers une carrière de traductrice ou d’économiste et pourtant, elle choisit des études en architecture qui lui ouvriront les portes de châteaux et du richissime patrimoine européen.

Parlez-nous de votre histoire avec le dessin et la peinture.

Mon univers de petite fille était rempli de châteaux et de contes de fées. Ces derniers m’éblouissaient par leurs intrigues abracadabrantes mais aussi par leurs dessins fascinants. De ce fait, l’envie de reproduire les portraits de ces princesses a fait, très tôt, son chemin dans ma tête. En grandissant, j’ai développé mes connaissances en dessin en parallèle à mes études en architecture et depuis, il ne se passe pas un seul jour sans que je ne dessine ou sans que je ne pense à une idée de nouveau tableau.

Quels sont vos liens avec la Russie, aujourd’hui, artistiquement ?

Je viens de décrocher haut la main le Diplôme du concours de Littérature « Plume d’Or de la Russie » qui œuvre pour une large popularisation du folklore russe en France. De même, je suis membre de l’association "Espace Franco-Russe" basée à Nice. Mon but est d’être une bonne ambassadrice de mon pays en France.

Quelle place occupe la France et la francophonie dans votre œuvre ?

La France est devenue ma deuxième maison, raison pour laquelle elle est intrinsèque à mes écrits, peintures et illustrations. De même, j’écris en français et rends hommage à son patrimoine architectural en dessinant ses châteaux ; et à son cinéma par le biais des vedettes cinématographiques et autres artistes que je dessine et dont je peins les portraits. Je dessine aussi d’autres paysages et beaucoup d’animaux. Aujourd’hui, mes tableaux sont exposés dans des galeries en Bretagne, en Normandie et en région parisienne.

La Princesse et la Bête a gagné toutes ses lettres de noblesse, il y a un an. Parlez-nous de cette success story.

"La Princesse et la Bête : Le Miroir de la Vérité" (Lauréat de concours de Littérature international "Plume d'Or de la Russie") est un projet culturel et éducatif. En 2017 j’ai été lauréate du Prix du Jury de Cannes. Cela m’a valu le Prix "Révélation" mais aussi le Prix du Public du Grand Salon International "ARBUSTES" - 2017, en région parisienne. Je précise que j’ai écrit et illustré la suite du récit classique du conte de fées "La Belle et La Bête ” en me basant sur la version initiale de l'auteur, publiée dans les annexes des contes de Charles Perrault. Grâce à ma muse, la princesse Karina Bagration, née de père noble russe et ayant vécu, elle aussi en France et ailleurs, et à sa vie truffée d’abnégation, de mansuétude et d’immersion dans plusieurs causes humanitaires, l’histoire du livre a suscité un grand intérêt en France et en Russie. D’ailleurs, la princesse Karina Bagration a été reconnue comme prototype littéraire officiel de "Belle" par l'Union des écrivains de la Russie, le Concours international de littérature "Plume d'Or de Russie" et le Département de la propriété intellectuelle d'Ukraine (sur la base des documents pertinents).

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Crédit photo : Liudmila Ménager
(droits cédés)

Qu’en est-il des actions bénévoles et associatives qui ont suivi la sortie de ce livre.

Par le biais de mes activités au sein de la Princess Carina Organization, j’ai pu chapeauter un projet éducatif dont le but était de visiter des jardins d’enfants en France en demandant aux tous petits de colorier le dessin de la princesse Karina. L’énoncé en était : "à quoi ressemble la princesse de vos rêves ?" L’objectif était atteint quand ils se sont mis à colorier le visage, le corps et les cheveux en noir, en jaune, en orange, en vert voire en d’autres couleurs. Cela prouve que les enfants sont plus ouverts d’esprit et beaucoup plus respectueux à la diversité et au droit à la différence. Nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux.

Sur quels projets travaillez-vous en ce moment ?

En tant qu’ambassadrice de Princess Carina Organization (basée à Genève, en Suisse) j’ai été invitée à participer à un concours de beauté aux côtés de la princesse elle-même. Ce concours est organisé par "Plume d'or de Russie" et "Shams Natural Oils". Il sera couvert par une plateforme française. Au sein de cette organisation à but non-lucratif, nous menons des séances de psychologie et d'art-thérapie et aspirons à rééditer ce livre qui nous a porté bonheur. Sur ce point, nous nous appuyons beaucoup sur l'expérience que nous a fait partager le mouvement international de Femmes, Murs Brise (partenaire de Princess Carina Organization). Aussi, nous sommes en train d’assister quelques-uns de nos amis à réaliser une expérience pédagogique pour l'Institut suisse de diplomatie culturelle.

Que vous réservent les années à venir ?

Quand bien même la conjoncture sanitaire actuelle a bouleversé notre quotidien, je codirige un projet de collecte de fonds pour des projets humanitaires et féministes. D’ailleurs, Princess Carina Organisation accepte toujours de s’associer à certaines marques "féminines" à condition qu'un pourcentage généreux puisse soutenir les causes des femmes et des enfants dans le monde entier.

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