Un ovni russe mystérieux intéresse les Américains

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C’est un Ovrni, un objet volant russe non-identifié. Un engin envoyé en catimini dans l’espace par Moscou, en mai 2014, laisse les observateurs perplexes, révèle, mardi 18 novembre, le quotidien britannique "Financial Times". À tel point que l’armée américaine s’intéresse de très près à sa trajectoire. À l’heure des tensions entre l’Occident et la Russie à propos de l'Ukraine, certains médias ont envisagé l’hypothèse d’un satellite militaire capable d’abattre d’autres satellites.

"Il peut avoir une fonction civile ou militaire, il peut s’agir d’un simple engin de réparation ou d’un système militaire de brouillage de satellite", explique au "Financial Times" Patricia Lewis, une spécialiste de la défense spatiale au think-tank britannique Chatham House. C’est dire si à l’heure actuelle le flou règne.

Le mystère autour de cet engin spatial est tel qu’on ne sait même pas comment le qualifier. Au départ, il répondait au doux nom d’Objet 2014-28E, ou plus simplement Objet-E. C’est, en tout cas, sous cette appellation qu’il apparaissait dans le premier document de la Nasa à faire état de son existence en juillet dernier. À cette époque, l’agence spatiale américaine pensait qu’il s’agissait simplement d’un débris de satellite russe.

Sauf que cette thèse n’a pas résisté bien longtemps à la vigilance des observateurs amateurs. L’Objet-E a, en effet, une trajectoire qui ne correspond pas à celle d’un simple débris et donne l’impression d’effectuer des manœuvres prédéterminées.

(...) Ces silences et non-dits ont remis au goût du jour des spectres issus de la Guerre froide. À l’époque, l’Union soviétique menait un programme appelé "Istrebitel Sputnikov" (tueur de satellite). Il a été officiellement arrêté dans les années 1980. Mais les militaires soviétiques, puis russes n’ont jamais caché leur désir de reprendre les recherches sur ce système de défense.

(...) Selon le site britannique “The Register”, toutes ces cachotteries ne dissimulent pas forcément de sombres desseins militaires, poursuit le site. "Après tout, les États-Unis ont aussi des programmes secrets qui ne sont pas systématiquement des nouveaux dispositifs d’armement". La Russie pourrait très bien travailler sur des nouvelles technologies de réparation spatiale ou de récupération de débris dont les responsables ne veulent pas parler tant que les tests ne sont pas concluants.
L'intégralité de l'article sur le site de France 24

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