Un Français, nomade au Baïkal

Grand voyageur, aventurier et photographe, Nicolas Pernot est un parfait citoyen du monde. Il poursuit sa route de pays en pays depuis une dizaine d’années et s’est arrêté, pour un temps, sur l’île d’Olkhon au lac Baïkal. Rencontre.

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Photo Nicolas Pernot

Nicolas Pernot a établi sa résidence dans l’auberge de son copain Nikita. Un ancien champion soviétique de ping-pong qui lui offre le gîte et le couvert en échange de petits boulots. Cette auberge a une atmosphère très particulière. Sans doute grâce à son propriétaire et sa femme Natacha, « des gens merveilleux, très cultivés, qui ne touchent pas à la liberté des autres. »

Nicolas Pernot raconte les hommes magnifiques du Baïkal, comme Sergueï, un philosophe polyglotte qui s’occupe de l’église, sonne les cloches, fait les livraisons et transporte les touristes.
Le voyageur parle aussi avec passion du lac Baïkal. Il évoque le silence et les paysages de cette terre de chamanisme, et le vent qui sculpte la glace de cette région encore sauvage de Russie. Seuls les mois d’été sont trop fréquentés à son goût par les trop nombreux campeurs et les voyageurs du Transsibérien qui lui font regretter la quiétude du printemps.

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Brouillard sur Shamanka
Nicolas Pernot

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Chevaux en liberté
Nicolas Pernot

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Grotte en février
Nicolas Pernot

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Pêche sous la glace
Nicolas Pernot

Forcément, on lui parle souvent de Sylvain Tesson. Mais à part sa passion pour la nature et le Baïkal, la comparaison s’arrête là : « Je ne suis pas du tout dans la même démarche. Sylvain Tesson est un écrivain, un grand aventurier et une personne rare. Mais ses pas le ramènent toujours dans son pays natal. Moi, j’ai pris des allers simples pour des pays que je ne connaissais pas et j’ai décidé de m’y installer. Je voulais tenter une vie d’aventures et de voyages et je suis devenu, en quelque sorte, un nomade moderne. »

Nicolas Pernot s’est installé un temps en Lettonie où il a été traducteur, en Turquie, en Allemagne, en Inde, au Pakistan, puis au Tadjikistan. A la suite d’un voyage en Transsibérien, il s’est retrouvé au lac Baïkal. L’île d’Olkhon, sa quiétude, ses habitants et son climat l’ont retenu.

« Là-bas, j’ai besoin de peu d’argent et j’ai beaucoup de temps libre pour mes projets. Je suis au contact de gens détendus et heureux. Je ne connais pas le métro, je ne connais pas le stress de la ville, ni la pollution, le bruit, l’asphalte et les bouchons, et je mange de la nourriture délicieuse qui vient du lac. Je suis proche de la nature tout en gardant le contact avec « l’Europe » car vivre dans un hôtel c’est rencontrer beaucoup de touristes», explique t-il.

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Rencontre
Nicolas Pernot

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Rencontres
Nicolas Pernot

L’île d’Olkhon n’est néanmoins pas une destination ultime pour Nicolas Pernot qui ne pense pas s’arrêter en si bon chemin. D’autres lieux et d’autres challenges l’attendent. Mais à ce jour, le lac Baïkal est l’endroit où il s’est arrêté le plus longtemps et qui lui a inspiré de nombreux projets, comme celui d’écrire un livre qu’il a autoédité.

Nicolas Pernot a déjà donné 65 conférences illustrées en France. Il sera à Moscou, à l’ambassade de France, le vendredi 7 février pour parler de sa passion et présenter son livre. Il ne restera que deux jours dans la capitale russe, pas plus, car la ville donne à ce voyageur impénitent l’effet d’une virée « en enfer » !

Informations sur le site de Nicolas Pernot, ICI

Informations sur la conférence à Moscou, ICI

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