Scandale: la presse menacée de mort en Russie

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Le milieu journalistique russe est en émoi après les menaces de mort adressées de vive voix et dans une mise en scène intimidante à un journaliste de la Novaïa Gazeta, par un gros bonnet des forces de l'ordre, écrit le Courrier International qui publie la lettre ouverte de Sergeuï Sokolov sur le site de Novaïa Gazeta.

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"Jamais encore, dans toute l'histoire de la Russie, un dirigeant d'une structure des forces de l'ordre ne s'est permis de menacer directement de mort un journaliste... Mr Bastrykine a eu ce culot !", s'émeut le quotidien Moskovski Komsomolets, qui poursuit : "Chaque année, des journalistes sont assassinés dans notre pays. La majorité de ces crimes n'est pas élucidée. On comprend aujourd'hui pourquoi : la principale menace pour la communauté des journalistes ne vient pas des bandits et autres criminels, mais de ceux qui exercent la profession de les combattre".

Ce qui est arrivé à Sergueï Sokolov, rédacteur en chef adjoint du tri-hébdomadaire d'opposition Novaïa Gazeta, a en effet de quoi secouer le milieu de la presse, les défenseurs des droits de l'homme et l'ensemble de cette société civile russe (...)
C'est le rédacteur en chef de ce journal (où travaillait, avant son assissinat, la célèbre journaliste spécialiste de la Tchétchénie Anna Politkovskaïa) qui l'a révélé, le 13 juin, dans une lettre ouverte adressée précisément à l'auteur de cette menace - Alexandre Bastrykine, le président du Comité fédéral d'enquête de la Fédération de Russie, l'équivalent du FBI américain.

Ulcéré par le contenu d'un article de Sergueï Sokolov, qui se disait scandalisé qu'un ancien député de la région de Krasnodar soit accusé d'avoir couvert une bande criminelle responsable de l'assissinat de douze personnes, n'écope que d'une amende, Alexandre Bastrykine a visiblement orchestré un "règlement de compte personnel"(...)

(...) Sergueï Sokolov a été emmené de force par les gardes du corps de Bastrykine dans une forêt de la banlieue. Là Bastrykine l'aurait, selon les propres termes de la victime rapportés par RBCdaily, menacé de lui "couper la tête et de lui arracher les jambes", puis, comble du cynisme, il aurait imaginé "se charger lui-même de l'enquête après l'assassinat ". Il aurait également insulté Anna Politskovskaïa, alors que c'est l'institution qu'il a en charge qui instruit l'enquête de son assassinat depuis octobre 2006.

Pour sa sécurité Sergueï Sokolov a depuis quitté la Russie pour l'étranger, indique le journal.

Lire l'intégralité de l'article sur le site du Courrier international

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