Russie : sur les rails du centenaire Transsibérien

Une notoriété mondiale, 9 285 kilomètres de chemin de fer à travers la Russie, 100 ans d’existence. Au-delà de ces mensurations impressionnantes, il suffit souvent d’évoquer son nom pour réveiller les rêves et désirs d’aventure. Reportage en images à bord du plus célèbre des trains.

Voilà un siècle qu’il inspire et fascine les générations, tant par son importante et complexe structure métallique, que par le fabuleux trajet qu’il parcourt chaque fois. Officiellement achevé et lancé en 1906 sous l’impulsion d’Alexandre III, le Transsibérien avait déjà pour but de faciliter la traversée de la Sibérie. Il ne faut alors plus que 8 jours pour relier Moscou, la capitale, à Vladivostok.

Huit jours pendant lesquels le Transsibérien sillonne la Russie et dessert plus de 900 gares à travers le pays. La durée des arrêts varie entre 5 minutes (pour les toutes petites villes) et une heure, comme pour Novossibirsk, la plus grande gare sur le parcours. Ce temps est généralement utilisé à bon escient par les passagers pour se réapprovisionner en eau et denrées fraîches, se dégourdir les jambes et s’aérer les poumons, l’esprit et la tête.

Mais que fait-on alors à bord du Transsibérien ? Les activités sont certes limitées, mais il en existe une dont on ne peut se lasser : contempler la richesse des paysages qui défilent. À l’Ouest du pays, forêts, villages et plaines se succèdent. Aux abords de la Sibérie, on se perdra dans les incommensurables steppes. Et puis un matin, en se réveillant après la gare de Krasnoïarsk, le paysage a changé. Les lignes plates à perte de vue ont laissé place à un panorama montagneux et boisé.

Mais l’une des plus belles escales de ce train fantasmagorique est sans aucun doute le Baïkal, lac à la profondeur et la transparence légendaires. Si autrefois le Transsibérien traversait purement et simplement le lac (sur un bateau pendant l’été, sur la glace pendant l’hiver), il fait aujourd’hui le tour par le Sud en traversant la sublime région bouriate.

Le Transsibérien, fantasme des voyageurs, mais pas seulement. Ce train est également un lieu de rencontres par excellente où personnes de tous âges et toutes nationalités partagent nourriture, expériences et souvenirs. Et ce, depuis 100 ans.

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Dans le Transsibérien, quelque part entre Moscou et Ekaterinburg.
Photo: Manon Bouriaud

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Premier arrêt hors du train à la gare de Kirov.
Photo: Manon Bouriaud

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Un chien sur les marches du wagon n°10 du Transsibérien
Photo: Kathleen Martin

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En troisième classe le platskart.
Photo: Kathleen Martin

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Quelque part entre Ekaterinbourg et Novossirbirsk.
Photo: Manon Bouriaud

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La gare de Novossibirsk, la plus grande gare desservie par le Transsibérien.
Photo: Manon Bouriaud

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A quai, à la gare de Novossibirsk.
Photo: Manon Bouriaud

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Portrait de Sacha, un voyageur.
Photo: Kathleen Martin

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Coucher de soleil dans les plaines depuis le Transsibérien.
Photo: Manon Bouriaud

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Arrêt pluvieux dans une des gares du Transsibérien.
Photo: Manon Bouriaud

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Vie communautaire dans le platskart n°10 du Transsibérien
Photo: Kathleen Martin

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Coucher de soleil derrière le rideau de la couchette.
Photo: Manon Bouriaud

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Arrêt nocturne à la gare de Krasnoïarsk
Photo: Manon Bouriaud

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Le pittoresque village de Khuzhir sur l’île d’Olkhon, région du Baïkal.
Photo: Manon Bouriaud

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Poteaux chamaniques du village de Khuzhir, lieu de pratique des chamanes de l’île d’Olkhon.
Photo: Manon Bouriaud

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La baie du Rocher des Chamanes, lieu mythique de l’île d’Olkhon.
Photo: Manon Bouriaud

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