Manifestations en Russie: l'opposition peine à se mobiliser

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L’opposition russe a peiné à mobiliser lors des manifestations organisées samedi 7 octobre à Moscou, Saint-Pétersbourg et dans plusieurs dizaines de villes de province russe, revendiquant un millier de manifestants dans la capitale, environ 800 à Saint-Pétersbourg et plusieurs dizaines dans les régions.

La principale revendication des manifestants était la participation aux élections présidentielles de mars 2018 de leur leader, Alexeï Navalny.

Selon la loi russe, son casier judiciaire lui interdit d’être candidat ; Alexeï Navalny dénonce lui un verdict politique, et continue d’affirmer qu’il participera bien à l’élection. Sa présence au scrutin, bien que très improbable, est la grande inconnue du scrutin à venir en Russie.

Si la manifestation principale à Moscou s’est déroulée sans aucune arrestation, il n’en a pas été de même à Saint-Pétersbourg, où après un début de rassemblement très confus, les manifestants réunis sur le Champ de Mars ont forcé les cordons de police et investi plusieurs rues du centre-ville.

Des affrontements avec la police anti-émeutes ont donné lieu à une centaine d’arrestations, parfois assez violentes, avant que le cortège n’achève son itinéraire sur la Place du Palais, au cœur de la ville. L’attitude des organisateurs des manifestations a ajouté à la confusion ambiante : la fin des rassemblements a été annoncée en fin d’après-midi alors que des groupes de manifestants continuaient de défiler dans les rues de Moscou et Saint-Pétersbourg.
Sans instructions certains ont entrepris de s’installer sur la place du Manège, affirmant se préparer à y passer la nuit et lançant sur les réseaux sociaux des appels à venir leur apporter tentes et boissons chaudes, avant d’être dispersés par la police.

La date choisie par les organisateurs ne devait rien au hasard : c'était aussi celle de l’anniversaire de Vladimir Poutine, de nombreux manifestants lançant des slogans ironiques sur le sujet.

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