Maïa Plissetskaïa, la Russie rend hommage à sa "prima ballerine assoluta"

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De nombreuses personnalités russes et de pays étrangers rendent hommage à la célèbre danseuse étoile russe du Bolchoï, Maïa Plissetskaïa, décédée d'une crise cardiaque à l'âge de 89 ans, samedi 2 mai.

En Russie, les journaux télévisés ont tous ouvert leurs éditions sur des rétrospectives retraçant la vie de la danseuse. Dimanche soir, le théâtre Bolchoï a observé une minute de silence avant le début de son spectacle, en hommage à celle qu'il avait consacrée «prima ballerina assoluta». Maïa Plissetskaïa a dansé pendant cinquante ans sur la scène de l'illustre théâtre moscovite.

«Maïa Plissetskaïa est éternelle», a déclaré le directeur général du Bolchoï Vladimir Ourine. «Elle l'était, elle l'est, elle le sera».

Née le 20 novembre 1925 à Moscou, Maïa Plissetskaïa était l'une des deux seules ballerines de l'Union soviétique à avoir été consacrée du titre de «prima ballerina assoluta».

Elle est entrée au Bolchoï en 1943, où elle s'est immédiatemment imposée comme l'une des meilleures danseuses de sa génération.

Brillante dans les grands classiques du répertoire du Bolchoï, elle s'est également distinguée pour avoir défié le régime soviétique, qui qualifia de scandaleuse son interprétation de certains ballets, rappelle le site Lapresse.ca

Selon le directeur du théâtre du Bolchoï, Maïa Plissetskaïa a demandé à ce que ses cendres soient répandues au-dessus de la Russie. Ses proches et ses amis pourront lui adresser un dernier adieu en Allemagne où elle vivait avec son mari.

Dans ses mémoires, "Moi, Maïa Plissetskaïa" éditées chez Gallimard en 1995, la "prima ballerine assoluta" écrit :

« Je suis née à Moscou. Au royaume de Staline. Puis j'ai vécu sous Kroutchev, Brejnev, Andropov, Tchernenko, Gorbatchev, Eltsine... Et j'aurai beau faire, jamais je ne renaîtrai une seconde fois.
Vivons notre vie... Et je l'ai vécue. Je n'oublie pas ceux qui ont été bons pour moi.
Ni ceux qui sont morts, broyés par l'absurde. J'ai vécu pour la danse.
Je n'ai jamais rien su faire d'autre. Merci à cette nature grâce à laquelle j'ai tenu bon,
je ne me suis pas laissé briser, je n'ai pas capitulé. »

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