Les Russes moins préoccupés par les sanctions occidentales

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Une enquête de All-Russian Center for Public Opinion Studies (VTsIOM) montre que la part des citoyens russes qui considère les sanctions comme négatives a significativement diminué depuis deux ans.

En effet en février 2015, 52 % des personnes interrogées estimaient que les sanctions occidentales avaient aggravé la situation en Russie et elles sont en mars 2017 tombées à 27 %. Les Russes se plaignent moins de la hausse des prix, seulement 13 % évoquent la disparition de certains produits sur les marchés, 9 % citent les retards de salaires, la difficulté d’obtention de visas ou bien l’interdiction de voyages à l’étranger, et 66 % évoquent la détérioration de leur situation financière.

Enfin 32 % des personnes interrogées pensent que les sanctions ne devraient pas avoir un impact majeur sur la société.

En 2014, 92 % des Russes affirmaient ne pas sentir personnellement l’effet des sanctions, ils représentaient 50 % en août 2015 puis 79 % aujourd’hui.

Les trois quarts des personnes interrogées pensent que la Russie ne devrait pas se battre pour la levée des sanctions car elles nuisent non seulement à l’économie de la Russie mais également à celles des pays qui les ont imposées, et qu’ils les aboliront bientôt. 18 % estiment que la Russie devrait prendre certaines mesures afin qu’elles soient abolies en raison des lourdes conséquences économiques que cela entraîne.

Mis à part 34 % des personnes interrogées (parmi les partisans du parti libéral), le reste des sondés sont prêts à endurer les difficultés actuelles afin de poursuivre la politique étrangère de la Russie en Ukraine. Comme le rapporte le responsable du projet VTsIOM, Mikhail Mamonov, « l’attitude envers les sanctions imposées à la Russie par les pays occidentaux est devenue une routine. Les gens y sont habitués et les conséquences négatives ont émergé suite aux conséquences générales de la crise économique. »

L’Union européenne a prolongé le 19 décembre dernier les sanctions contre la Russie de 6 mois, jusqu’à juillet 2017, à la suite du conflit ukrainien. Ces mesures visent une dizaine d’entreprises russes du secteur de l’énergie, de la défense et de la finance, y compris un embargo sur les armes achetées ou vendues en Russie.

Source : VTsIOM

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