Les régions russes font de l’oeil au tourisme européen

Opération séduction pour les régions russes qui souhaitent accueillir davantage de touristes européens. Pour cela, elles travaillent dur : amélioration des transports, communication ciblée, et même pour certaine, création d’un «code de l’hospitalité».

L’Altaï ©espace-mongolie.com

Les Français, même s’ils voyagent beaucoup, n’aiment pas les trajets compliqués. Voilà pourquoi les deux villes les plus visitées en Russie sont Moscou et Saint-Pétersbourg, faciles d’accès par avion ou par train.

Pourtant les régions russes, plus lointaines, ne sont pas moins intéressantes. Leur accès a été facilité afin d’attirer davantage de touristes et de se faire connaître des tour-opérateurs européens.

Le Russian Tourism Roadshow, soutenu par l’Agence Fédérale de Russie pour le tourisme, est un nouveau projet international organisé à Berlin, Paris et Londres qui a justement pour but de présenter aux pays européens, le potentiel touristique des régions russes et d’encourager la création d’une infrastructure touristique moderne et compétitive en Russie.

Cette manifestation compte de nombreux professionnels qui faisaient, le 16 avril dernier à Paris, la promotion des régions et des républiques russes.

Accéder aux régions sans passer par Moscou, c’est possible

Les régions ne sont plus isolées. Aujourd’hui, les possibilités de transport pour y accéder sont devenues plus nombreuses.
Avant il n’y avait que Yakutia-Airlines qui faisait des vols en Yakoutie. Maintenant il y a d’autres compagnies aériennes, par exemple Transaero, une compagnie russe réputée”, explique Ekaterina Kormilitsina, Ministre de l’entrepreneuriat et du développement du tourisme de Yakoutie.
Du coup, cette république fédérative russe, qui est 5 fois plus grande que la France, pays de la neige, du soleil et des sorciers (chamans), devient plus accessible.

Il devient encore plus facile d’aller dans la région de l’Altaï, au sud-est de la Russie, et à Kazan, capitale du Tatarstan: des vols avec une correspondance à Francfort desservent Kazan et à Vzveisk, capitale de la région de l’Altaï.

Visiter ces régions est d’autant plus intéressant qu’il y a un mélange de cultures et de religions que l’on ne perçoit pas dans les grandes métropoles russes.
« Au centre de Kazan on peut voir une église orthodoxe, faire cent pas et tomber sur la mosquée”, indique Serguey Ivanov, Ministre de la jeunesse, sport et tourisme de la république Tatarstan.

Il y a des gens qui vont ainsi à l’église pour se rendre ensuite au mosquée”. Сe n’est pas étonnant qu’à Kazan se trouve La cathédrale de toutes les religions: un mélange étrange entre l’architecture orientale et occidentale où les croix voisinent avec les croissants musulmans.

Développer la communication

Lors du Russian Tourism Roadshow, il a été montré que la communication est le point faible des régions russes. A ce jour, le touriste européen n’a pas, ou peu, de renseignements sur ces territoires puisque les tour-opérateurs français n’ont de leur côté quasiment pas d’information sur leur potentiel touristique.

Par ailleurs, les sites consacrés au tourisme des régions russes sont peu informatifs et n’ont pas des versions en langue étrangère.
Nous sommes juste en train de créer la version anglaise et française de notre site”, explique Batyr Malsagov, président de la Comité du tourisme de la république d’Ingouchie.

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Dans ce pays de montagnes enneigées et des forteresses médiévales, les touristes sont encore peu nombreux. Cette république caucasienne souffre de problèmes de sécurité, mais selon Batyr Malsagov qui s’appuie sur les données de la Ministère des Situations d’urgence de Russie “aucun touriste n’a jamais été victime ni d’un attentat terroriste, ni même d’un accident”.

Autre difficulté pour les régions : la barrière linguistique. Trop peu de Russes parlent l’anglais et encore moins le français.
A Kazan par exemple, il y a des problèmes de communication important entre les gens, parce que les habitants de Kazan qui maitrisent l’anglais sont très peu nombreux”, note Serguey Ivanov.

Mais la ville de Kazan a de la suite dans les idées. Pour combler des problèmes de communication, elle se lance désormais dans la création du “Code de l’hospitalité”, qui donne aux habitants de la ville les règles sur la façon dont ils doivent se comporter avec les voyageurs qui arrivent chez eux. En espérant que cette hospitalité va attirer non seulement les touristes, mais aussi les tour-opérateurs européens.

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