Le risque d'une guerre entre la Russie et la Turquie "n'est plus totalement exclu"

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Les relations se tendent, une nouvelle fois, entre la Turquie et la Russie. Le premier ministre islamo-conservateur turc Ahmet Davutoglu a dénoncé avec véhémence, mardi 16 février, les bombardements aériens menés par la Russie, soutien du régime de Damas, en Syrie.

"Depuis le mois de septembre, ces avions barbares, lâches et cruels, bombardent la Syrie sans faire aucune distinction entre les civils, les enfants et les militaires", a lancé Ahmet Davutoglu.

Le politologue turc Ahmet Insel, interviewé par le Figaro estime "l'escalade est déjà en cours" entre les deux pays.

Il explique que la Turquie a ouvert une base aérienne pour permettre aux différents pays engagés contre Daech de faire des frappes en Syrie. Mais ne peut agir car le pays ne peut faire voler des avions sur l'espace syrien à cause de la menace russe. Depuis que la Turquie a tiré sur des avions russes, ces derniers ont mis en place des fusées air-sol le long de la frontière .

La Turquie accuse également de bombarder massivement les territoires des rebelles dans le nord de la Syrie sans faire grand cas des civils, pour laisse la place aux forces kurdes. Ce qui rend "totalement nerveuse la Turquie".

Pour le politologue, "le risque d'un basculement dans la guerre n'est plus totalement exclu. Si la Turquie n'était pas membre de l'Otan, une confrontation directe avec la Russie aurait déjà pu avoir lieu. On est très proche d'un conflit, il peut y avoir, à tout moment, un basculement à cause d'un événement incontrôlé."
Le Figaro

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