Le bilan des attentats de Volgograd s'alourdit

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Dimanche et lundi, deux attentats ont secoué la ville russe de Volgograd (900 km au sud-est de Moscou) en moins de 24 heures, le premier perpétré dans la gare ferroviaire et le second dans un trolleybus. Tous les deux ont été commis par des terroristes kamikazes, selon les autorités russes.

Ces attaques ont fait 34 morts, selon l'antenne locale du MSU. Une victime a succombé à ses blessures cette nuit et une autre ce matin. Des dizaines de personnes, dont des enfants, ont été hospitalisées dans un état grave.

"Nous avons achevé l'identification des victimes des attentats", a indiqué Mme Makarova, la responsable du ministère russe des Situations d'urgence (MSU), citée par Ria Novosti.

Opération antiterroriste

Une opération antiterroriste, à laquelle participent de plus de 4000 membres du ministère de l’Intérieur russe, se déroule depuis lundi matin à Volgograd, selon La Voix de la Russie.

Le site russe indique également que "87 personnes ont été arrêtées par la police pour violence utilisée contre les forces de sécurité, le refus de montrer leurs documents d’identité, le port d’armes et d’autres infractions".

Sécurité renforcée

Le régime renforcé a été introduit à Volgograd et dans plusieurs autres régions russes suite à deux attentats perpétrés auparavant, a annoncé le chef du Service fédéral de la sécurité (FSB) Alexandre Bortnikov.

« Nous avons pris des mesures supplémentaire de sécurité. Il s’agir notamment des troupes intérieures qui patrouilleront Volgograd conjointement avec la police », a indiqué M. Bortnikov.

Des coupables désignés

L'attentat commis lundi matin contre un trolleybus à Volgograd, dans le sud-ouest de la Russie, est l'oeuvre d'un kamikaze et semble lié à celui perpétré la veille contre la gare centrale de la ville, ont annoncé les enquêteurs.

L’attentat-suicide visant un trolleybus à Volgograd aurait été perpétré par un membre d’un groupe terroriste de Daguestan, Pavel Petchenkin.

Et celui de dimanche à la gare de Volgograd par une femme. « Selon les données en notre possession, l’explosion était le fait d’une terroriste kamikaze qui, voyant un policier s’approcher du portique de sécurité, a paniqué et a actionné l’engin explosif farci de grenaille. Le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd en l’absence du système de sécurité de la gare qui a empêché la terroriste de pénétrer dans la salle d’attente grouillant de passagers à cause du retard de 3 trains. », a expliqué Vladimir Markine, porte-parole du comité d’enquête.

Toujours selon lui, les explosifs utilisés présentent des éléments "identiques" dans les deux événnements, ce qui "confirme la version d'un lien entre les deux attentats".

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