La Suisse ne suit pas l'UE dans ses sanctions économiques contre la Russie

0

Il n’est pas question pour la Suisse d’adhérer aux sanctions économiques imposées par l’Union européenne contre la Russie, a déclaré mercredi dans une interview à RIA Novosti l’ambassadeur de la Confédération suisse à Moscou Pierre Helg.

« Il n’en est pas question à présent (de l’adhésion suisse aux sanctions de l’UE, ndlr). La Suisse ne peut adopter que certaines mesures restrictives pour ne pas servir à contourner les sanctions adoptées par l’UE (…). Cependant, si le Conseil de sécurité de l’Onu décrète des sanctions contre un Etat, la Suisse, devenue membre des Nations unies en 2002, adhérera à ces sanctions, comme tout autre membre de l’organisation et ce, même si Berne ne les trouve pas à son goût », a indiqué le diplomate.

Et d’ajouter que c’était sans doute l’unique cas de figure dans lequel Berne suivrait les sanctions internationales.

Les relations entre Moscou et l’Occident se sont dégradées sur fond de crise en Ukraine et d’adhésion de la Crimée à la Russie. Les Etats-Unis, l’Union européenne, le Canada ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont adopté un premier train de sanctions contre la Russie à la mi-mars 2014. Fin juillet, les Etats-Unis et l’UE ont instauré des sanctions contre plusieurs secteurs de l’économie russe. Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l’UE, de l’Australie, du Canada et de la Norvège.

Berne n’a pas adhéré à ces sanctions, mais a toutefois décrété certaines restrictions contre sociétés et banques russes en vue d’éviter que la Suisse ne serve à contourner les sanctions internationales en lien avec la crise en Ukraine.

Ainsi, selon le Conseil fédéral suisse, « les émissions d’instruments financiers de cinq banques et de six entreprises russes sont désormais soumises à autorisation si leur échéance est supérieure à 30 jours (auparavant: 90 jours), de même que les prêts d’une durée de plus de 30 jours octroyés à ces cinq banques et à ces six entreprises russes ».

Il s’agit notamment des cinq banques russes frappées auparavant par des sanctions européennes (Sberbank, VTB Bank, Gazprombank, Vnesheconombank et Rosselkhozbank), ainsi que du consortium de défense Almaz-Anteï, de la compagnie aérienne Dobrolet (filiale d’Aeroflot) effectuant des vols en Crimée et de la banque RNKB (Banque commerciale nationale de Russie).
Source Ria Novosti

Retrouvez RUSSIE INFO sur Facebook et Twitter

0


0
Login or register to post comments