La Russie, "pays agresseur" pour Tillerson

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Lors de la réunion ministérielle de l’OTAN à Bruxelles, vendredi dernier, le nouveau secrétaire d’Etat américain a qualifié la Russie de "pays agresseur", lui qui avait été fait chevalier de l’ordre de l’amitié en 2012 par Poutine lui-même.

Il a rappelé très clairement que les Etats-Unis restent loyaux à l’OTAN et que cette alliance reste l’épine dorsale de la sécurité transatlantique et ainsi démenti l’idée que Donald Trump veuille enterrer l’Otan.

Il a également annoncé que les Etats-Unis sont toujours du côté de Kiev dans le conflit russo-ukrainien, contredisant ainsi les politologues pro-Kremlin.

Il a également condamné "l’agression de la Russie en Ukraine", "son hostilité" en Europe de l’Est et son "occupation" en Crimée qui "compromettent notre vision commune d’une Europe libre et en paix".

Il a rappelé que l’"Alliance de l'Atlantique nord est née des cendres de la Seconde Guerre mondiale et a servi pendant plus d'un demi-siècle comme un bouclier nécessaire contre les menaces communes" et que "le lien transatlantique entre l’Amérique et l’Europe" était "nécessaire pour résoudre les problèmes de la sécurité nationale et internationale dans un monde de moins en moins stable".

En réponse, le Ministère russe des Affaires Etrangères a fait un communiqué sur son site soulignant la perplexité que ces propos provoquent, et la diplomatie russe a accusé l’Otan d’instrumentaliser "le mythe de la menace russe" et "la calomnie de l’agression russe" pour maintenir l’unité de ses membres.

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