La Russie et l’Europe à la conquête de Mars

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Les agences spatiales européenne (ESA) et russe (Roskosmos) s’apprêtent à faire atterrir un module sur la planète Rouge, puisque le 19 octobre prochain, la mission astrobiologique commune Exomars 2016 fera son entrée dans l’atmosphère martienne.

Ce dimanche, après sept mois et 500 millions de kilomètres dans l'espace, la sonde russo-européenne se placera donc en orbite autour de Mars. Trois jours plus tard, elle larguera son atterrisseur Schiaparelli. ExoMars sera chargée de dresser l'inventaire des gaz présents dans l'atmosphère, à la recherche de méthane notamment, qui pourrait témoigner d'une activité biologique, peut-être de la présence de microbes selon les chercheurs.
L'espoir est de trouver des traces de molécules organiques qui auraient pu se trouver sur Mars il y a environ 3,9 milliards d'années.

Construite sous la maîtrise d'œuvre du groupe Thales Alenia Space, la mission ExoMars a d'abord été imaginée par les Européens qui se sont ensuite rapprochés des États-Unis pour la développer. Mais les Américains ont fait défection en 2011 pour des raisons budgétaires. L'Europe a alors noué un partenariat avec la Russie.
Celle-ci fournit les lanceurs Proton, des instruments ainsi que la plateforme qui se posera sur Mars avec le rover (volet 2020). Le coût des deux missions pour l'Agence spatiale européenne (ESA) est actuellement de 1,5 milliard d'euros, indique l'agence.
Mais une rallonge budgétaire s'avère nécessaire d'autant plus qu'il y a quelques mois, le deuxième volet de la mission a dû être reporté de deux ans (2020 au lieu de 2018).

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