Kaluga, deuxième communauté française de Russie

Située à près de 200 km au sud-ouest de Moscou, la ville de Kaluga compte autant de Français que Saint-Pétersbourg. Entretien avec Joëlle Aleton, Présidente de l’association Kaluga Accueil.

Le théâtre de Kaluga © Kaluga Accueil

Aujourd’hui la Russie : Comment vit-on, quand on est français, dans une ville russe de province ?

Joëlle Aleton : Aujourd’hui on vit très bien à Kaluga mais les débuts ont été difficiles pour les premiers arrivants, il y a quatre ans, à cause de l’isolement et du problème de la langue. Mais si certaines femmes ont eu du mal à venir, aujourd’hui elles ne veulent plus repartir.
La ville est assez vivante et sur le plan culturel, il y a des musées et beaucoup de spectacles. Les gens sortent beaucoup. C’est une ville de province reposante, sans embouteillage. On se déplace aussi beaucoup à pied et on peut laisser les adolescents sortir sans problème.

Nous sommes très vite à la campagne où l’on peut faire des ballades dans la région qui est boisée et vallonnée. La région de Kaluga se donne beaucoup de mal pour le développement de la ville et des alentours.

Par ailleurs, Moscou est à seulement 2h30 en train ou en voiture, à condition qu’il n’y ait pas d’embouteillages. C’est donc très facile de s’y rendre pour le week-end et on apprécie de se plonger de temps en temps dans la vie de la capitale.

La seule source d’inquiétude serait au niveau de la santé car la prise en charge en Russie est différente et on se demande toujours si on est bien soigné. Le groupe PSA, implanté dans la région, a mis à notre disposition deux médecins-conseils russes francophones qui nous servent d’interprètes et nous accompagnent chez les spécialistes.

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Le marchand de lait. Kaluga est la capitale de l'oblast de Kalouga. Sa population s'élevait à 326 998 en 2009
© Kaluga Accueil

ALR : Existe-t-il une forte solidarité entre les Français de Kaluga ?

J. A : Il existe de forts liens d’amitiés et une grande solidarité. Si certains ont des difficultés, on se rend service.

Aujourd’hui, nous sommes 50 familles mais le gros des effectifs -30 familles- est arrivé en septembre dernier. Lorsque nous n’étions encore qu’une vingtaine, nous nous réunissions naturellement autour de cafés pour partager des informations utiles et mutualiser nos découvertes afin de s’entraider.
Et de là est venue l’idée de créer une association pour s’organiser avant l’arrivée de ces nouveaux Français. Nous avons donc créé Kaluga Accueil (association d’accueil des Français et membre de la FIAFE, Fédération internationale des Accueils Français à l’étranger, ndlr) en juin 2011.

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Une scène de rue
© kaluga Accueil

Actuellement, il y a 250 Français à Kaluga. En plus des familles installées, il y a également des Français en détachement pour des missions de longues durées. Ceux qui sont à Kaluga travaillent essentiellement pour le groupe PSA et ses sous-traitants. L’entreprise Lafarge est également en train de construire une usine à une quarantaine de kilomètres de Kaluga.

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ALR : Comment s’organise la scolarité des enfants français ?

J. A : Nous avons une école française privée qui est une école d’entreprise créée il y a quatre ans et entièrement financée par l’entreprise PSA. Aujourd’hui, 90 élèves y sont scolarisés de la maternelle à la terminale. Pour les petits niveaux, les professeurs sont des Russes francophones mais à partir du cours préparatoire, ce sont des professeurs français titulaires, diplômés de l’Education Nationale qui sont chargés de l’enseignement. Ils sont au nombre de 9, polyvalents, et ont été recrutés par l’intermédiaire de la Mission Laïque Française (MLF).

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