Fusion BSGV/Rosbank: la direction française répond aux critiques

Depuis quelques mois, la presse économique se fait l’écho des difficultés générées par la fusion entre la Société générale en Russie et Rosbank. Marc-Emmanuel Vives, Directeur général adjoint de cette nouvelle entité, fait le point sur la transformation de la banque russe.

© Rosbank

Aujourd’hui la Russie : En décembre dernier, Le Figaro et Les Echos publiaient des témoignages de cadres russes mécontents de la nouvelle politique de Rosbank mise en place depuis la fusion avec la Société générale. La situation s’est-elle améliorée?

Marc-Emmanuel Vives : On ne peut pas dire que beaucoup de cadres russes sont mécontents. Le taux de démission au sein du Corporate banking (Service bancaire aux entreprises) est plutôt inférieur à la moyenne, et nous avons remarqué aucune alerte particulière à ce jour.

Le changement de « Business model » impose davantage de ventes croisées (au lieu de se reposer trop exclusivement sur l'activité de crédit), la recherche d'opérations plus sophistiquées (donc plus rémunératrices), et parie sur la possibilité de développer plus activement la banque transactionnelle (gestion de trésorerie, financement des importations et exportations, affacturage, gestion des payes…).

Ces modifications nécessitent une adaptation d’une partie de nos employés et de notre organisation, c'est certain, mais ce n'est pas une source de conflits.

ALR : Pourtant la direction parisienne de la SG est pointée du doigt pour ne pas avoir opéré un changement radical dans le top management de Rosbank. Des rumeurs courent sur une guerre des clans entre Russes et Français et sur des expatriés français mis à l’écart. Qu’en est-il ?

M-E V: Tout d’abord, il n'y a pas de guerre de clans entre Russes et Français. Comme dans toutes les phases de changement, il y a des tensions et parfois même des conflits autour de certains thèmes. C'est naturel et le supposé clivage Russes-Français n'est pas la bonne manière d'analyser ces questions.

La manière de dépeindre la situation dans la presse (des expatriés français relégués numéro deux sous l’autorité d’un cadre russe, et n’ayant plus de pouvoir sur leurs équipes) ne correspond pas à la réalité générale. De nombreux expatriés occupent également des postes de numéro un et les choses sont plus équilibrées que la presse ne le montre.

En tout état de cause, comme dans tous les pays où nous sommes présents, nous souhaitons promouvoir l'encadrement local. La proportion de cadres locaux - alignée sur les pratiques et les objectifs du Groupe SG – a donc naturellement vocation à s'accroitre au sein du top management de nos entreprises russes. Dès lors que les conditions d'alignement et de compétences sont remplies, un cadre russe sera toujours plus efficace qu'un étranger dans son propre pays. A nous de veiller à ce que ces conditions soient remplies.

Maintenant, je ne vais pas prétendre que tout est facile. Toute période de changement intense présente ses défis et ses difficultés.

ALR : La BSGV (filiale SG en Russie) était la banque des Français en Russie. Est-ce toujours l’ambition de Rosbank de garder cette clientèle ?

M-E V: Bien sûr, nous désirons toujours conserver notre clientèle française. Les entreprises et les particuliers français ont perdu, il est vrai, depuis 6 mois une partie du confort auquel il s'étaient habitués avec BSGV. Certains d'entre eux ont subi quelques problèmes dans la période suivant immédiatement la fusion, mais ces questions sont désormais sous contrôle et nous faisons tout pour rétablir au plus vite le niveau de service auquel ils étaient habitués.

Compte tenu des complexités culturelles et technologiques, la fusion s’est faite à mon avis dans de bonnes conditions. Notre objectif pour 2012 est d’accompagner nos clients le plus confortablement vers ce changement.

Il faut aussi savoir que pour les employés de Rosbank, l’arrivée de clients français représente un vrai changement, car leurs demandes sont plus exigeantes. Pour répondre à ces besoins particuliers, Rosbank a notamment repris l'organisation en vigueur chez BSGV, avec une équipe spécifique dédiée aux managers expatriés.

Image of Limonov Prix Renaudot 2011
Manufacturer: P.O.L
Part Number: A-190-723
Price: EUR 20,30

Implantée en Russie avant la révolution de 1917, la Société générale a décidé depuis les années 1990, de s’installer durablement dans ce pays et a accéléré son developpement depuis 2003. Elle possède aujourd’hui 82% du capital de Rosbank.

Retrouvez Aujourd'hui la Russie sur Facebook

Nouveau ! Aujourd'hui la Russie est aussi sur Twitter

1


1
Portrait de Sasha
1

Un bon publi-reportage. La Socgen est une entreprise socialement responsable. Tout est rentre dans l'ordre, vous pouvez revenir!



Portrait de Macha

moi je me demande comment la banque a géré ses problèmes liés à l'interculturel aussi vite ! Les cadres russes mécontents sont-ils tous partis ?



Portrait de G.

Bel exemple de langue de bois !



Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires