Etre volontaire international en Russie

La Russie attire de plus en plus de jeunes européens qui viennent travailler le temps d’une mission dans des structures françaises -privées ou publiques- et dans le cadre d’un contrat particulier : le volontariat international en entreprise (VIE) ou en administration (VIA).

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Les VIE et VIA de l'année 2012 récompensés à l'ambassade de France à Moscou

VIE ou VIA, deux sigles qui ouvrent aux jeunes les portes de l’entreprise ou de l’administration à l’étranger.
Depuis 2000, le Volontariat international (VI) permet aux entreprises ou aux structures publiques françaises de confier à un européen âgé de 18 à 28 ans une mission professionnelle hors des frontières de l’Hexagone. Ce contrat peut s’étaler sur une période allant de 6 à 24 mois, renouvelable une fois sans excéder cette limite.
Selon Ubifrance, l’organisme gestionnaire des VIE, ils sont cette année 128 volontaires internationaux à travailler en Russie. Ils étaient 109 en 2011. Tandis que dans l’administration, ils seraient une quinzaine environ.

Le V. I. comme tremplin

Le volontariat international séduit donc de plus en plus de jeunes diplômés pour qui cette opportunité, outre l’aventure humaine que représente cette expérience à l’étranger, constitue un véritable tremplin pour une carrière professionnelle.
Pour Laurent Fontaine, un des membres fondateurs du Club VI Moscou, les candidats au VI « se disent par exemple que la Russie est un marché très porteur donc que cela peut être une bonne expérience et une bonne porte d’entrée dans l’entreprise.»
Agée de 29 ans, Blandine Berkelmans, termine ce mois-ci son VIE commencé en avril 2011 dans l’entreprise Servier. Dès janvier prochain, la Française est reconduite au même poste mais cette fois elle est embauchée en contrat à durée indéterminée. « En général, les entreprises font à la fin des contrats des propositions d’embauche en France mais sur place c’est plus rare », confie cette jeune femme pour qui « le VIE n'est pas un stage amélioré ». « Vu le travail que l’on a, les responsabilités et les challenges que l’on nous donne, nous avons un vrai rôle ici que l’on n’aurait pas eu aussi rapidement en France. Le VIE serait plus comme un contrat d’expat junior », explique la présidente du Club VI Moscou.

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Un réel besoin pour les entreprises

Selon Ubifrance, les 70 entreprises qui emploient des VIE en Russie - contre 60 en 2011- ont considéré qu’ils répondaient à un besoin. Ces volontaires occupent principalement des postes dans le contrôle de gestion, le marketing, la conduite de projet, la stratégie de sourcing local, l’assurance qualité. Beaucoup sont aussi ingénieurs.
Le groupe PSA est l’un des principaux recruteurs de VIE en Russie. « En octobre dernier, l’entreprise comptait 34 VIE à Kaluga (ville située à 200 km de Moscou où se trouve une usine du groupe, ndlr) », explique Laurent Fontaine. La Société Générale, Renault ou même EDF font aussi appel à des volontaires.

La Russie, une destination choisie

« Presque tous ceux qui viennent en Russie ont des affinités avec le pays et donc ont des bases de russe », ajoute Laurent Fontaine.
La maîtrise de la langue est non seulement un outil d’intégration dans l’entreprise et dans l’environnement quotidien mais est aussi devenue selon Ubifrance « un critère essentiel de sélection » au moment du processus de recrutement.

Pour venir en Russie, il faut enfin s’armer de patience car l’une des principales difficultés propres à ce pays est le délai d’obtention des documents (visa et permis de travail) qui peut aller de un à quatre mois.
C’est par exemple le cas d’une volontaire qui a attendu deux mois avant de décrocher le fameux sésame lui permettant de venir en mission à l’Ambassade de France en Russie.

« C’est une galère pas possible », explique-t-elle précisant qu’elle devait se tenir prête à partir une fois les papiers en poche. Cette jeune femme confie en outre qu’avec son indemnité mensuelle de 2.300 euros versée en France en tant que VIA, elle pensait faire beaucoup d’économies. Mais c’était sans compter avec le coût élevé de la vie moscovite.

La Russie est toutefois une des destinations les mieux indemnisées. Pour les VIE basés à Moscou, le montant avoisine les 2.700 euros par mois, payés en France. Cela est certes moins que l’Angola où les volontaires touchent environ 3.800 euros par mois mais bien plus que la Tunisie, où les missions sont évaluées à 1.330 euros mensuel.

Pour plus d’informations :
https://www.civiweb.com
http://www.ubifrance.fr

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Portrait de zhorik

Je ne suis pas tout à fait d'accord que le russe est le critère essentiel. Ca fait deux ans que je recherche un VIE dans les pays russophones et toujours rien. Je parle russe couramment car à mon actif j'ai passé 3 ans dans deux pays russophones. Certes, j'ai un parcours atypique mais si le russe contistuait vraiment un critère principal lors du recrutement alors j'aurais certainement trouvé un VIE depuis longtemps.



Portrait de Johana

Bonjour Zhorik. As-tu essayé de contacter le Club VIE Moscou?



Portrait de zhorik

Bonjour Johana! La dame qui s'occupe des VIE à Ubifrance m'avait donné les emails mais rien. Ils n'ont jamais répondu à mes mails. Je pense que le club VIE est pas très actif en Russie. J'ai même essayé le forum VIE. Toujours rien.



Portrait de amourslaves

Le VIE a été conçu au départ pour aider les PME à l'export. En réalité plus de 80 % sont engagés par des très grosses sociétés, formule offerte par l'état français pour leur permettent de faire des économies de gestion (sic). Conclusion: écrire directement aux très grandes entreprises qui travaillent avec la Russie. Autre solution Class'export organise des salons avec job dating VIE. Les contactez!



Portrait de zhorik

Bonjour Amourslaves! Merci pour cette précision. J'avais déjà pu obtenir des rdvs au sein de très grosses sociétés dont l'annonce stipulait que le russe était le critère principal, mais cela n'a pas marché malgré que j'ai réussi haut la main les tests linguistiques en russe. Pourquoi cela n'a pas marché? parce que mon profil est trop atypique et ils recherchent que des bac +5...Hors le VIE est ouvert à tout le monde venant de tous horizons à ma grande connaissance. Encore une fois, le russe ne consiste en aucun cas le critère principal...



Portrait de amourslaves

Un profil atypique est déjà un gage de réussite à l'export...loin du moule élitiste à la française. Le VIE ne semble pas être la voie à suivre pour vous...contactez les sociétés inscrites à l'OSCI (site trade experts) moins "administrative"...
NB Ubifrance, "le bras armé de l'export" a pour président un médecin généraliste du puy de dôme et comme directeur général un énarque. L'"ambiance institutionnelle" ne doit sûrement pas correspondre avec votre profil trop adapté à la situation;).



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