De Paris à Pékin par le Transsibérien, un livre électronique de Marine Griot

Si vous vous êtes toujours demandé "Comment apprivoiser une guichetière russe et survivre à une chanson d’amour mongole", le livre de Marine Griot est fait pour vous. Ou si tout simplement, vous rêvez de faire un grand voyage en train!

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Le train Baïkal qui relie Saint-Petersbourg à Irkoutsk en gare à Krasnoyarsk © Marine Griot

Marine Griot, consultante web pour la presse et l’édition, est partie un jour de 2011 de la gare du Nord à Paris en direction de Pékin. Un mois de trains et de rencontres à travers l’Allemagne, la Pologne, la Lituanie et surtout la Russie, avant d’arriver en Chine.

De ce voyage est sorti un texte au titre improbable « Comment apprivoiser une guichetière russe et survivre à une chanson d’amour mongole. De Paris à Pékin par le Transsibérien » mais très révélateur de l’humour de l’auteur, de sa bienveillance et de ses aventures. Dans les annexes, Marine, nous livre ses bons conseils pour entreprendre ce type de voyage, de quoi démystifier le Transsibérien et autres trains russes.

Aujourd’hui la Russie : Pourquoi avoir entrepris ce voyage ?

Marine Griot : J’avais déjà fait plusieurs grands voyages, je m’étais déjà rendue d’ailleurs en Russie et en Chine mais je rêvais depuis longtemps d’y aller en train. Et je voulais voyager sans rien préparer et en prenant du temps, un vrai luxe…Comme j’ai voyagé seule, je n’avais aucune contrainte et comme je n’avais pas acheté à l’avance les billets de train, je pouvais me permettre de faire ce que je voulais. Voyager de cette façon en Russie et en Chine représente une véritable aventure. Il faut préciser que je ne parle pas chinois et très peu le russe. Cela peut même devenir épique tant ces pays, surtout dans certains endroits, ne sont pas encore préparés à accueillir des touristes.

Du coup, les gens se montrent tels qu’ils sont et dans le cas des Russes, le mélange de rugosité et de bienveillance est parfois compliqué à vivre et est en tout cas, toujours détonnant. Et cela commence déjà à Paris car obtenir le visa pour la Russie reste compliqué! Mais les rencontres que j’ai faites dans les trains ou dans les différents endroits où je me suis arrêtée m’ont donné envie de retourner en Russie. Ainsi que certains lieux comme le lac Baikal…

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ALR : Qu’est-ce qui vous a le plus frappé pendant ce séjour ?

M.G : J’avais fait un premier voyage en Russie, il y a un peu plus de 20 ans. J’apprenais le russe à l’école et ma mère m’a inscrite dans un voyage organisé par son comité d’entreprise. Nous sommes allés à Moscou et ce qui s’appelait encore Leningrad (la ville a changé de nom en 1991). C’était la Pérestroïka, les villes étaient grises et les rues étaient vides. Alors évidemment, ce qui m’a frappé, c’est le changement de ces deux villes! Sans parler de la frénésie de shopping et le côté bling-bling.
Mais pendant ce voyage, j’ai découvert aussi la Sibérie et ses envies d’indépendance, une situation qu’on ignore de ce coté de l’Oural. La lecture, après coup, de Limonov d’Emmanuel Carrère m’a aidée à ressentir les différences de mentalité, à percevoir aussi la façon dont les Russes nous voient.

ALR : En parlant de livres, racontez-nous pourquoi ce voyage est devenu aussi une aventure éditoriale ?

M.G : Je prends toujours beaucoup de notes pendant mes voyages. Pour raconter ce que j’ai vécu, j’ai tenu un blog qui est toujours accessible. J’ai gagné un prix d’un concours littéraire autour du Transsibérien lancé par la Compagnie du Barrage. J’ai voulu faire coïncider plusieurs intérêts personnels: ce voyage bien sûr, l’écriture mais aussi l’autoédition. J’avais été éditrice de sites internet et cela m’intéressait de voir comment on peut se publier soi-même avec les moyens numériques.

J’ai repensé mon texte et j’y ai ajouté une partie pratique car ce qui m’intéresse c’est aussi de partager mon expérience et encourager tout le monde à prendre le train !
J’ai choisi des photos qui pouvaient être publiées en noir et blanc car les liseuses électroniques ne permettent pas toujours la couleur, et j’ai confié la couverture de mon livre à une graphiste. Le reste, je l’ai fait toute seule sur Amazon.
On peut donc acheter et télécharger mon livre sur son Kindle, et si on n’en a pas, sur son ordinateur. J’ai aimé aller au bout de mon projet de voyage et le concrétiser à ma façon par ce livre.

Marine commence ainsi son récit : « On me demande souvent comment je fais pour voyager. Je vais vous expliquer, c’est très simple. Mais surtout ne faites pas comme moi.» Alors pour savoir ce qu’il faut, ou ne faut pas faire, lisez la suite !

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